« Comme si nous repartions de zéro », entretien avec Valentin Véron

Le deuxième confinement, débuté fin octobre, a mis un coup d’arrêt à la saison, pourtant bien débutée du CS Honfleur. Les annonces gouvernementales n’ont toujours pas fait lieu d’une date de reprise pour les seniors en club. Dans l’attente et l’incompréhension, l’entraîneur de l’Équipe Première, Valentin Véron, nous livre quelques mots sur la situation.

– Quel bilan tires-tu du début de championnat ?

– VV : Le bilan de notre début de saison est bon. 7 points en trois journées, on peut dire que nous faisons un bon début de championnat. Surtout que nous avions un calendrier difficile, avec deux déplacements chez des réserves de N3, deux équipes qui seront dans le haut de tableau je pense. C’était important de débuter la saison de cette manière.

– Avec ce confinement qui arrive tôt dans la saison, et la durée encore indéterminée de l’arrêt, quelles conséquences cela va avoir sur les joueurs et la reprise ?

– VV : Bien sûr cela va jouer sur la condition physique lors de la reprise. Nous allons devoir refaire une préparation, mais dans quelles conditions ? C’est moins facile au mois de janvier, on ne pourra pas faire quatre à cinq séances par semaine comme on le fait en août. Combien de temps allons-nous avoir aussi pour la faire ? On est un peu dans le flou, nous attendons les ordres pour reprendre. Ce qui est sûr, c’est que les joueurs vont devoir faire des efforts, se préparer seul, s’ils veulent être prêt pour la reprise du championnat. Il faudra en surveiller quelques uns (sourire). C’est comme si nous repartions de zéro.

– La situation change-t-elle quelque chose à tes ambitions ? Quels sont les objectifs à court et long terme pour la suite de la saison ?

– VV : Même avec ce bon début de saison, l’objectif reste le même pour le moment, c’est-à-dire d’être dans les cinq premiers. La montée n’est pas notre premier objectif. Maintenant, si on a les moyens de le faire pourquoi pas. Mais c’est pas la priorité pour le moment. À court terme, il faut bien sûr viser la montée en R2, surtout que le président voudrait atteindre la R1 dans les cinq ans. C’est peut-être un peu ambitieux mais c’est comme cela qu’on avance aussi. Cinq ans c’est long mais court en même temps. Maintenant, est-ce qu’on a les moyens pour être en R2 ou R1, c’est un autre question.

– Qu’en pensez-vous, personnellement, de ces nouveaux objectifs fixés par le président ?

– VV : Pour la R2, on peut avoir les moyens. Pour la R1, on en est très loin pour le moment. On a montré qu’on pouvait avoir le niveau R2, comme en coupe de France contre Saint-Romain (victoire 4-0, ndlr), ou en amical contre Falaise. Maintenant, une saison c’est long. Pour bien figurer dans ce championnat, il faut un effectif conséquent, sinon c’est difficile. On l’a déjà vu et vécu plusieurs fois auparavant lorsque l’on était en DSR. Pour avoir cet effectif, il faudra continuer de recruter, mais on sait que c’est difficile, surtout gratuitement. C’est triste à dire mais c’est la vérité. Je parle pour la R2, je ne parle même pas de la R1.

Propos recueillis par Valentin Ruffin

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